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LES ACTEURS DU MONDE DU BAR PENDANT LA CRISE DU COVID : TÉMOIGNAGES. NICOLAS CASTELAIN (BRASSERIE CASTELAIN) (3/9)

Barmen, producteurs, distributeurs, propriétaires… Depuis mi-mars, ils attendent les mesures pour une prochaine réouverture des CHR. Rencontre à Paris, New York, Montréal et Bruges. Troisième témoignage : celui de Nicolas Castelain, directeur général de la Brasserie Castelain à Bénifontaine.

Quelle a été votre réaction le soir de l’annonce de la fermeture des bars et restaurants en France ?

Cette annonce fut un coup de massue. Le CHR représente entre 30 et 40% de notre chiffre d’affaires. Nous étions en pleine préparation de la saison estivale et nous ne pensions pas que les bars et restaurants allaient fermer aussi rapidement. Heureusement, nous avons une activité en grande distribution avec nos bières ch’tis : Jade et Castelain. Ce marché continue à se développer, avec une augmentation de 10% sur la bière de spécialité.

Quel est le quotidien de la brasserie depuis le confinement ?

Dès le 16 mars, nous avons mis le service commercial au chômage partiel et maintenu la production de nos bières à hauteur de 60% avec un effectif de 25-30 personnes sur nos 48 collaborateurs. Le lieu de travail ne doit pas être un endroit de prise de risque, c’est pourquoi nous avons tout de suite mis en place les gestes barrières : masques, gants, blouses que nous avions déjà en stock. Au sein de l’équipe, nous avons ressenti une vraie force humaine face à cette adversité.

Sur le site de Bénifontaine et depuis plusieurs semaines, nous avons fermé la boutique et mis en place un système de drive pour l’enlèvement des commandes de bière par les particuliers.

Comment préparez-vous la réouverture du CHR ?

Sur le site de Bénifontaine et depuis plusieurs semaines, nous avons fermé la boutique et mis en place un système de drive pour l’enlèvement des commandes de bière par les particuliers. Afin de soutenir le secteur CHR en attendant sa réouverture, nous participons à l’opération solidaire de la plateforme « J’aime mon bistrot ». Quant à nos clients, nous avons une relation de proximité et nous allons phosphorer pour remettre les choses à flot. Cette crise sanitaire ne peut que renforcer nos liens et nous allons y travailler cas par cas.

Qu’est-ce qui va changer dans votre façon de travailler et de penser après cette crise sanitaire ?

Cette crainte de l’impact du coronavirus sur l’économie renforce la cohésion au sein d’une entreprise et pousse à trouver des solutions ensemble sur certaines problématiques. J’ai constaté au sein de la brasserie de nouvelles interfaces entre les différents services et une meilleure compréhension des enjeux de l’entreprise par nos collaborateurs. Tout le monde se mobilise activement pour la relance ; avant la crise, l’humain figurait déjà au centre de notre projet ; après la crise, il restera très clairement le maillon fort de nos enjeux.  

Écrit par Laurence Marot

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