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FRENI E FRIZIONI DRAFT : DÉMOCRATISER LE COCKTAIL

Freni e Frizioni est un bar de Rome mondialement connu. Sous son positionnement punk et déjanté, il propose depuis des années des cocktails de qualité à une foule bigarrée. Ses 3 associés se nomment Luca Conzato, Cristian Bugiada et Riccardo Rossi. Ils se lancent dans une nouvelle aventure : Freni e Frizioni Draft, le premier bar en Italie de cocktails à la pression, un peu sur le modèle de Draft Land à Taiwan. Riccardo nous en dit plus.

Cocktails et pizzas

L’idée de cocktails à la pression date de 2018 et a été expérimentée durant le Roma Bar Show 2019. Servir rapidement des cocktails équilibrés… pas simple durant un bar show. Fin janvier, Freni e Frizioni Draft a ouvert, non pas dans le Trastevere comme son grand frère mais dans un quartier plus chic, Prati. Du coup c’est un design minimaliste sur 300 mètres carrés, pensé par Luca et l’architecte Ana Gucig, avec un espace extérieur.

En Italie, on dit volontiers aller boire une bière et manger une pizza. C’est donc la réponse : aller boire un cocktail et manger une pizza aussi facilement : 12 cocktails en pression, 6 cocktails signatures comme le Pink is not dead à base de vodka et fraise, et 6 cocktails classiques comme le Moscow Mule à partir de 8 euros. Et pour ceux qui veulent vraiment une bière, il y en a 6 à la pression. La carte s’est aussi un peu élargie, même si les pizzas restent le principal plat, l’ambition étant d’en faire les meilleures pizzas de Rome, vous trouverez notamment des salades ou des supplì (boulettes de riz).

Pressions, canettes, cocktails pour tous

Daniele travaille dans le laboratoire de Freni e Frizioni. Il s’est penché sur ces questions de carbonations, car notamment les bulles rendent les cocktails plus acides. Il a donc fallu revoir leurs ingrédients et leur équilibre. De même, l’ensemble des sodas (toniques, ginger beer…) que l’on trouve dans les cocktails sont faits maison. Le but étant de toucher le plus de monde possible, les cocktails restent accessibles avec des spritz, mojitos ou americanos, et même un sans-alcool.
Après, si les cocktails légèrement effervescents ne vous plaisent pas, il y a quand même un vrai back-bar. Pas aussi impressionnant que celui de Freni, mais largement suffisant pour mitonner un bon nombre de classiques.

L’accès aux cocktails ne s’arrête pas là. Quitte à travailler sur de la carbonation, l’ensemble des cocktails peuvent être commandés sur le site web, en canette, pour être livrés. Mais Riccardo et ses associés voient plus loin. Toujours sur le principe de la simplicité, pourquoi ne pas s’adresser aux festivals, aux petites structures qui ne peuvent pas avoir un barman à plein temps mais qui pourraient eux aussi proposer un ou deux cocktails en sus de la bière puisque les pompes sont déjà en place ?

Si l’on parle du futur, aujourd’hui le marché des cocktails en canette aux États-Unis, auquel commencent à s’attaquer les Coca ou Diageo, est estimé à 741 millions de dollars. La démocratisation du cocktail est en marche.

Via Sforza Pallavicini 12, Rome (Italy)

Écrit par Anthony Poncier

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