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MARIOLE, UNE GINTONERIA FESTIVE À NANTES

Mariole Bar Nantes

Ouvert le jour symbolique du 19 mai, ce bar à cocktails vient rejoindre une scène nantaise en plein frémissement. Son concept : un focus sur le gin, et des drinks décontractés sous la houlette de 3 passionnés.

Crise sanitaire oblige : pour ouvrir les portes d’un projet longuement mûri et travaillé à six mains, le trio fondateur de ce jeune fief du cocktail a dû patienter plus d’un an.

« En janvier 2020, nous avons récupéré les clefs d’un ancien pub au cœur de Nantes avec l’ambition de démarrer dès le printemps. Finalement, l’ouverture a été repoussée à cette année au moment de la réouverture des bars », raconte Lucas Morantin, cofondateur du Mariole, une joyeuse bande déjà connue comme des loups blancs dans l’univers du bar de la dynamique capitale des Pays de la Loire.

C’est lors de ses tournées en tant que brand ambassadeur de la liqueur allemande Jägermeister que Lucas Morantin a rencontré ses futurs associés, Emmanuel Boulanger et Élie Beschon-Taisant, respectivement propriétaire et responsable du Kit Kat Bar, un repaire du mojito. C’est le coup de foudre amical mais aussi professionnel entre ces 3 Nantais.

« Nous avons été rapidement soudés. À l’époque, on nous surnommait déjà “les Marioles”. Cette bonne entente nous a donné l’envie de créer quelque chose, à notre image avec des boissons qualitatives et une ambiance festive et avec l’idée de mettre en lumière le monde du cocktail. Nous nous sommes rapidement centrés sur le gin, qui est une vraie tendance et un spiritueux apprécié en cocktail », détaille l’ex-ambassadeur.

Une nouvelle figure du bar nantais qui remue le monde du gin

Pendant ces mois de confinement, les 3 amis ont attaqué les travaux et fait table rase de l’ancienne institution où il faisait bon boire de la mousse devant un match de foot pour bâtir une identité orientée mixologie au local.

« Comparé à 19:33 et à Bootlegger, 2 institutions pointues du cocktail réputées pour leur atmosphère cosy, l’un dans un esprit “Orient-Express” et le second façon Prohibition. Pour le décor, nous nous sommes inspirés du style “Urbex” façon maison abandonnée, en jouant sur les hauteurs de plafond et les matières », explique le coassocié.

Ces mois d’attente n’ont pas fait douter le trio. Les trois gaillards en ont profité pour affiner leur concept gintoneria-cocktailerie et recharger les batteries au soleil, sur l’île de la Réunion, avant d’entamer un autre départ.  

Une ouverture très attendue

Le jour J est enfin arrivé. Petites tables en terrasse déjà bondées, décor clinquant arborant le logo version géante de la maison qui brille sous la lumière du lustre à pampilles, playlist pour secouer en rythme les shakers, des étagères garnies d’une sélection bien choisie de gins, des stations cocktail high-tech signées de l’agence En place : l’équipe est au taquet pour satisfaire les gosiers assoiffés et amateurs de cocktails aux notes de genièvre.

« Nous avons réuni une cinquantaine de références issues de plusieurs catégories comme le London Dry Gin, le Slow Gin ou le gin aromatisé ; et de différentes origines comme le français Christian Drouin, l’allemand Monkey 47, l’israélien Milk and Honey, ou encore l’anglais The Botanist. On ajoute dans peu de temps un gin local, Gin 1924 produit par Distiloire près de Nantes, détaille Lucas Morantin. Nous avons bien sûr chacun nos chouchous : pour Emmanuel, l’Isle of Harris avec son côté frais, épuré et minéral ; pour Élie et pour moi, Bobby’s gin, une explosion d’agrumes et d’herbes, et Lind and lime qui m’a séduit par sa fraîcheur et son équilibre entre le citron et les épices douces. »

Au rayon cocktail, la gintoneria a joué la carte des mixtures accessibles et rafraîchissantes. Le gin tonic est bien sûr à l’honneur.

« Nous travaillons avec Bombay Sapphire mais nous donnons l’opportunité à nos clients de choisir leur mixer parmi différents tonics de Fever Tree et des garnitures comme des agrumes, des épices ou du concombre », commente le barman.

Même démarche pour la carte de la Cocktailerie : les 3 « Marioles » ont imaginé un florilège de nectars sans chichis et bien calibrés, mariés à des jus et sirops maison.

La star de l’été a été : le P’tit Jaune, un pisco sour twisté composé de pisco, de chartreuse jaune, de sirop de passion, de jus de citron vert, et de blanc d’œuf.

11, rue Jean-Jacques-Rousseau – 44000 Nantes

Article issu du magazine BARMAG, à découvrir ici :

Écrit par Laurence Marot

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