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DEAD MAN’S FINGERS, UN SPICED RUM REBELLE MADE IN BRISTOL

Derrière ce nom effrayant se camoufle un Spiced Rum au goût et au look « rock and roll, qui casse les codes de la catégorie. Il est produit à Bristol (Grande-Bretagne), au cœur d’un bar-distillerie, Bristol and Bath Rum Distillery, qui fait également office de « Rum School ».

« Dead Man’s Fingers. »

Ce n’est pas le titre d’un film d’horreur diffusé sur la plateforme Shadowz mais une expression anglaise pour décrire les branchies d’un crabe. Celle-ci a inspiré Neythan Hayse, l’un des propriétaires du décalé restaurant « The Rum & Crab Shack » localisé à St Ives, dans le comté anglais de Cornouailles. En 2015, ce passionné du goût a imaginé, pour accompagner ses victuailles à pinces, un rhum rock and roll loin des traditions de la catégorie.

Sa recette ? Un rhum venu des Caraïbes travaillé avec des ingrédients naturels et inattendus, puis vieilli 2 ans avec un packaging ne passant pas inaperçu.

Deuxième marque de Spiced Rum premium la plus performante en Angleterre en 2021, Dead Man’s Fingers affiche une gamme d’une dizaine de cuvées et lance chaque année 4 références. L’une des dernières : le juicy Dead Man’s Fingers Mango Tequila Cream.

En France, la marque est distribuée depuis septembre 2019 par CBH, soit peu avant la crise sanitaire.

« Dead Man’s Fingers s’adresse à tous les bons vivants, consommateurs de rhum (ou non) qui souhaitent réinventer un simple cocktail en utilisant l’une des références de la gamme », précise Rémy, chef de produit du Spiced Rum.

5 produits sont disponibles sur le marché hexagonal dont le Spiced, produit phare inspiré des gâteaux au safran anglais et des glaces saveur Pedro Ximénez, et le Hemp, le premier Spiced Rum au CBD et au chanvre qui a intrigué le monde de la mixologie.

« Dead Man’s Fingers pousse les bartenders dans leurs retranchements, en les incitant à revisiter des cocktails classiques ou à élaborer de nouveaux cocktails signatures », confirme le chef de produit.

Une production au cœur d’un bar cool dans une ville maritime historique, Bristol

Décidément, cette marque excentrique affiliée au groupe de spiritueux Halewood ne suit pas la voie classique de ses confrères. Depuis 2019 en effet, elle a localisé sa production dans l’une des plus anciennes et grandes librairies de Bristol, métamorphosée en un bar géant et stylé, baptisé Bristol and Bath Rum Distillery.

Il faut grimper la rue Park St., à proximité des meilleurs repaires à cocktails de la ville, pour découvrir ce temple du bar sur 3 étages qui respire l’univers déjanté de Dead Man’s Fingers avec une immense collection de rhums et un speakeasy. Impossible de manquer l’espace de production puisque celui-ci est installé dès l’entrée dans un espace vitré. Ici turbine un alambic pot still à double retors d’une capacité de 500 litres, permettant d’obtenir un jus avec une belle puissance aromatique.

Une « Rum School » pour se mettre dans la peau d’un producteur

Si Bristol and Bath Rum Distillery est devenu très populaire, c’est aussi pour sa Rum School, planquée au 3e et dernier étage du lieu. Ce paradis du rhum est équipé de 44 mini pot stills pour apprendre en 3 heures toutes les clefs d’un Spiced Rum avec le sympathique et pédagogue James Walsh, un pro de la distillation.

Au programme si vous choisissez la formule « Making your experience » (80 livres) : un masterclass sur le rhum, un cours de distillation pour créer son propre Spiced Rum avec une kyrielle d’épices (de la racine d’angélique comme base obligatoire et 7 ingrédients au choix).

Une roue des saveurs sert de guide pour le style aromatique, le choix des ingrédients et le grammage.

Pendant cet atelier, 5 cocktails à base de différentes cuvées de Dead Man’s Fingers sont à déguster. Le distillateur en herbe repart avec son nectar épicé, conditionné dans une bouteille personnalisée de 70 cl.

Réservation conseillée 3 mois à l’avance.

Bienvenue dans le monde de Dead Man’s Fingers !

Écrit par Laurence Marot

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