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DISTILLERIE WARENGHEM : QUAND ARMORIK POUSSE LES MURS

Pionnière du single malt français, elle multiplie les projets. Spiritourisme, nouvelles installations et refontes de la gamme : non, on ne s’ennuie pas à Lannion !

Du WB à Armorik

Lorsque Léon Warenghem fonde sa distillerie à Lannion, nous sommes en 1900 et la maison se consacre d’abord aux liqueurs. Le virage intervient dans les années 1980, lorsque Gilles Leizour commence à réfléchir à la production de whisky. Un pari assez osé à une époque où le whisky français n’est pas un sujet. 

Le premier résultat sort en 1987 sous le nom de WB, pour « Whisky Breton ». En 1994, un bâtiment entièrement consacré au whisky est construit et 4 ans plus tard apparaît Armorik, premier single malt breton et même français.

Depuis, Warenghem a affiné son outil et ses méthodes, notamment avec le consultant écossais Jim Swan entre 2010 et 2012. David Roussier prend la direction de l’entreprise en 2014 et participe l’année suivante à la création de l’Indication géographique Whisky de Bretagne. À présent, toute la fabrication est réalisée à Lannion, du brassage à l’embouteillage. Dans les chais se côtoient ex-fûts de bourbon, de sherry Oloroso et barriques STR mais aussi fûts de chêne breton, de chouchen et autres contenants moins conventionnels.

Du caviste au comptoir

Armorik s’est d’abord construit chez les cavistes et auprès des amateurs. Le CHR reste aujourd’hui un débouché minoritaire, particulièrement à l’échelle nationale. Toutefois, la situation évolue. En Bretagne, Warenghem avait commencé par démarcher directement les établissements avant de s’appuyer davantage sur la distribution régionale avec Cozigou. 

Le Finistère Nord constitue actuellement la zone la plus dynamique. Au niveau national, la Maison du Whisky assure la distribution.

La place disponible derrière un comptoir est comptée, et les habitudes sont solidement ancrées. Le directeur général David Roussier observe néanmoins que les hôtels et restaurants bretons accordent progressivement davantage de place aux spiritueux locaux. Le whisky profite ainsi d’un mouvement déjà bien installé dans l’assiette : celui de la recherche de produits régionaux.

« Petit à petit, les hôtels et restaurants du coin se mettent aux spiritueux et bien sûr en particulier aux whiskies bretons. »

Cette présence reste […]

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Écrit par Laurent Cuvier

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