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FERRAND DRY CURAÇAO : RÉHABILITER UN CLASSIQUE

Longtemps relégué derrière des versions simplifiées et colorées, le curaçao, ingrédient-clé des cocktails, revient sur le devant de la scène. Porté par une relecture historique et surtout par les besoins du bar moderne, il retrouve aujourd’hui une place plus visible, notamment grâce au travail engagé par Maison Ferrand.

On a longtemps résumé le curaçao à une liqueur d’orange parmi d’autres, parfois obtenue par des aromatisations un peu vulgaires. Une confusion entretenue par l’absence de définition claire et par des décennies de produits standardisés (et colorés avec un bleu à base de houille).

Pourtant, à y regarder de plus près, il s’agit moins d’une catégorie figée que d’un style, historiquement mouvant dont les expressions pouvaient varier du plus simple au plus élaboré.

C’est précisément sur ce terrain que s’inscrit le travail mené par Alexandre Gabriel. Plutôt que trancher entre curaçao et triple sec, il choisit de revenir à ce que ces termes recouvraient à l’origine : une construction en plusieurs couches, où l’orange n’est qu’un point de départ. Infusions successives, distillation, assemblage… l’idée n’est pas de reproduire une recette à la lettre mais de retrouver une logique de fabrication. Une approche qui aboutit à une expression revendiquée comme un curaçao au triple sec.

Le verre, pas le musée

Ce retour aux sources pourrait n’être qu’un exercice de style. Il répond en réalité à une attente bien plus […]

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Écrit par Laurent Cuvier

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