BAR SPLEEN Challenge
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« BAR SPLEEN CHALLENGE » : LE MALAISE DES BARMEN EN VIDÉO

Pour diffuser leur mélancolie depuis la fermeture de leurs établissements et maintenir le lien avec leur clientèle, le réalisateur Jonathan Perrut les met en lumière grâce à un documentaire. Coup de projecteur.

Si tout le monde connaissait le Blues du businessman porté par Michel Berger et Luc Plamondon dans la comédie musicale « Starmania », voici désormais le Spleen du barman. Imaginé par le photographe réalisateur Jonathan Perrut, originaire de Granville, ce concept consiste à filmer des barmen esseulés derrière leur comptoir. Il a vocation à mieux concevoir l’envers du décor.

« Je voulais surtout montrer ce qui se passe derrière les rideaux baissés où il y a toujours des humains, des serveurs, des patrons qui tiennent, qui attendent, se bougent, espèrent »

Dans les faits, il s’agit d’exprimer leurs émotions afin de témoigner ce qu’ils vivent désormais au quotidien et de maintenir le contact avec leurs habitués. Concrètement, au vu des différentes vidéos mises en ligne sous le hashtag « bar spleen challenge », la mélancolie confronte le spectateur à son propre vide intérieur. D’une durée de 30 secondes, toutes sont mises en scène selon les mêmes codes.

Après les vidéos, le clip

Au premier plan dans la pénombre, un barman boit seul son café à une table ou nettoie son comptoir – désespérément propre – en présence de serveurs désabusés quand d’autres préparent un cocktail ou une pinte… que nul ne boira. Puis la caméra, dans un travelling arrière, laisse entrevoir l’absence de clients, les tabourets sur les tables, les rideaux fermés… avec en musique de fond la nouvelle chanson de Lewis Evans. De Caen à Granville en passant par Paris, le concept s’installe sur le territoire et bien plus encore avec d’autres vidéos à venir en provenance de cafés dijonnais, lyonnais, ou encore bruxellois. Aussi, face à un tel écho, la chanson de Lewis Evans s’est-elle transformée en clip dans lequel l’artiste, pinte après pinte, dans un bistro désert, répète inlassablement son couplet : « I don’t know where I’m going to »…

C’est triste, sombre et palpable. Le gouvernement entendra-t-il ce refrain ? Plus concrètement, fixera-t-il une date de réouverture ? Sans projection, l’angoisse est nécessairement de mise.

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Écrit par Gérald Dudouet

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