Le Dry Martini revient sur le devant de la scène. Le cocktail iconique popularisé par James Bond séduit à nouveau bartenders et amateurs. La preuve par 4 regards de professionnels du bar. Deuxième étape à Lyon, à l’Antiquaire, où Marc Bonneton observe le revival d’un cocktail devenu une véritable institution.
À Lyon, impossible d’évoquer les grands classiques sans passer par l’Antiquaire. Ouvert par Marc Bonneton, figure incontournable de la scène cocktail française, le bar a toujours réservé une place de choix au Dry Martini. Et aujourd’hui plus que jamais.
« Il y a un véritable revival de ce cocktail iconique. On en réalise une centaine par mois », constate-t-il.
Pour Marc, l’engouement actuel s’inscrit dans une histoire plus large.
« Dans les années 1950 et 1960, c’était le cocktail de début de soirée. Son côté glacé donnait une impression de légèreté et offrait une ivresse rapide et agréable. »
Le Lyonnais sait de quoi il parle. Après avoir remporté les Trophées du Bar en 2019, il s’est représenté au concours avec son Casablanca Martini, une interprétation marocaine du classique mêlant Tanqueray Ten infusé à la datte et Noilly Prat ambré. Un souvenir encore vif pour celui qui observe aujourd’hui les multiples réinterprétations du cocktail.
« J’ai entendu parler d’un projet d’un Dry Martini à base de Citadelle 0,0 %. Quand on sait que c’est le cocktail le plus straight qui existe… »
Marc Bonneton a également été marqué par les institutions qui ont transformé un simple cocktail en véritable expérience.
« The Connaught, Duke’s à Londres ou encore Dry Martini à Barcelone ont largement contribué à son rayonnement international. »
À L’Antiquaire, une quinzaine de gins composent le backbar. Ici, on pose des questions et on oriente le client vers le Dry Martini qui lui correspond le mieux.

Actuellement, le bar met à l’honneur un Caper Dry Martini associant Cotswolds Dry Gin, Noilly Prat et câpres.
À tester les yeux fermés !
20, rue Hippolyte-Flandrin – 69001 Lyon.
