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DOJO 2026 : 12 TALENTS DE LA SCÈNE PARISIENNE À DÉCOUVRIR

Sélectionnés pour participer au Dojo 2026 de The House of Suntory, ces 12 bartenders issus de palaces et de bars indépendants représentent une nouvelle génération en pleine ascension. Pendant quatre semaines, ils exploreront la culture japonaise, autour de Hibiki et de l’omotenashi, avant de se confronter lors du Kaizen Challenge. Portraits croisés.

Alexia Cristinelli, Bar Long – Le Royal Monceau

Photographies Jean-Marie Dufour / Agence Rétines

À 34 ans, Alexia Cristinelli est la doyenne de cette deuxième édition du Dojo. Originaire d’Alsace, elle troque un Master 2 en marketing pour un shaker à 29 ans, bien décidée à vivre pleinement sa passion. Direction Strasbourg, où elle décroche un CQP en alternance chez Aedaen Place, l’un des bars les plus pointus de la ville. C’est là, face à des étagères bien garnies, qu’elle découvre la finesse et la complexité de la gamme Hibiki.

Cap ensuite sur Paris pour se confronter à ce que la scène cocktail fait de plus exigeant. Son parcours s’écrit au fil d’adresses prestigieuses : deux ans au Little Red Door aux côtés d’Alex Francis et Barney O’Kane, puis le Mandarin Oriental, Dirty Lemon, le The Peninsula Paris… avant de rejoindre, en novembre 2025, le Bar Long du Le Royal Monceau, où elle officie aujourd’hui aux côtés de Jonathan Della Lunga.

C’est d’ailleurs ce dernier qui l’encourage à intégrer le programme Dojo.

« C’est une super opportunité. J’adore la théorie, comprendre, décortiquer. Je ne connaissais pas la philosophie du Kaizen, ses gestes, ses rituels… Ça promet une expérience intense, et surtout de belles rencontres avec des profils venus d’horizons très différents. »

Camille Durrmeyer, Bar Kléber – The Peninsula Paris

Photographies Jean-Marie Dufour / Agence Rétines

À 22 ans, Camille Durrmeyer affiche déjà un sens affûté de l’hospitalité et une curiosité sans pause. D’abord destiné à l’audiovisuel, il change de trajectoire en cours d’études : le bar le rattrape — et ne le lâche plus.

Ses débuts se font comme runner chez Bambou, avant un passage en chef de rang sur le rooftop de l’hôtel Rochechouart. Il poursuit derrière le comptoir au Silencio des Prés, où il attrape définitivement le virus du cocktail. Repéré par Maxime Mannevy, bar manager du The Peninsula Paris, il y officie depuis un an et demi, affinant geste et précision dans un cadre exigeant.

Déjà attentif à la première édition du Dojo, il décroche cette année sa place parmi les talents du Peninsula pour intégrer la deuxième session.

« C’est un véritable honneur d’avoir été sélectionné aux côtés de talents issus de palaces et de bars indépendants parmi les plus exigeants de la scène parisienne. J’ai découvert Hibiki assez tôt, au Bambou : sa bouteille à 24 facettes attirait immédiatement l’œil. La philosophie du Kaizen m’a particulièrement marqué lors de cette première masterclass : une approche à la fois apaisante et structurante, qui pose des bases solides, bien au-delà du bar, dans l’art de faire voyager les gens. »

Daniel Léonardo Martinez, Bar Joséphine – Hôtel Lutetia

Photographies Jean-Marie Dufour / Agence Rétines

À 22 ans, Daniel Léonardo Martinez affiche déjà une double maîtrise : celle du shaker… et du pic à glace. Une précision qui lui vaut de décrocher le premier prix d’Ice Carving lors de cette deuxième édition du Dojo.

Né en France de racines péruviennes, il se forme à l’école hôtelière Médéric avant d’enchaîner rapidement les maisons d’exception : Caviar Kaspia à Paris, le trois-étoiles Jordnær à Copenhague, le Park Hyatt Paris-Vendôme, puis l’Hôtel du Louvre. Il rejoint aujourd’hui la brigade d’Angelo Forte au Hôtel Lutetia, où il officie depuis peu derrière le Bar Joséphine.

C’est dans ce palace de Saint-Germain-des-Prés qu’il découvre les différentes expressions de Hibiki, dont le très précis Japanese Harmony. Le Dojo, il en entend parler dès 2024 : son ami Jules Daudin, du Danico, avait remporté le Kaizen Challenge — de quoi nourrir son ambition.

« J’avais très envie de participer à cette nouvelle édition. À part le concours de Meilleur Apprenti de France, j’ai encore peu fait de compétition. Je remercie Angelo de m’avoir fait confiance. Ce programme va nous apporter énormément, autant sur la Maison Suntory que sur la culture japonaise. Mon frère est passionné par le Japon, il m’en a transmis le goût… alors j’ai bien l’intention de me dépasser pour ce nouveau challenge. »

(PUBLI-RÉDAC)

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Écrit par Laurence Marot

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