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LE RENOUVEAU DU DRY MARTINI : AVEC ARNAUD DETAIN ET JEAN MUNOS, LE CLASSIQUE VERSION HAUTE-COUTURE (4/4)

Le Dry Martini revient sur le devant de la scène. Le cocktail iconique popularisé par James Bond séduit à nouveau bartenders et amateurs. La preuve par 4 regards de professionnels du bar. Pour clôturer cette série, retour à Paris, chez Baronne, où Arnaud Detain et Jean Munos font du Martini une véritable expérience haute-couture.

Chez Baronne, la nouvelle adresse phare du groupe Paris Society est installée depuis début 2025 dans les salons néoclassiques de l’ancien hôtel Salomon de Rothschild. Là, le Martini joue les premiers rôles. Derrière les fastes du restaurant gastronomique, le bar américain orchestré par Arnaud cultive un goût assumé pour les grands classiques. « On n’a rien réinventé, on leur a simplement redonné de l’éclat », résume Jean Munos, directeur Beverage de Paris Society.

Sur les 13 cocktails de la carte, 5 déclinent l’univers du Martini : Dry, Dirty, Smoky, Vesper, et Martinez. Une véritable famille à laquelle s’ajoutent 4 créations sans alcool. Ici, le gin règne en maître même si la vodka conserve ses fidèles. Une quinzaine de références se partagent la vedette, des incontournables Tanqueray Ten, The Botanist, Oxley ou Monkey 47 aux boissons à des profils plus affirmés telles Gin Navy Sabz, Tobermory Hebridean, Elephant Sloe Gin ou l’exclusif Seventy One Gin. Dernière arrivée : Sirivs, un gin mexicain coproduit avec Swell de Spirits et élaboré à partir d’ingrédients locaux. « Chaque gin possède sa propre recette de Martini », explique Jean Munos.

Pour chaque Martini, les mélanges sont préparés en amont puis conservés à -19°C afin d’obtenir texture, fraîcheur et précision sans dilution excessive. Le succès est au rendez-vous auprès d’une clientèle curieuse et avertie. La star du moment ? Un Dirty Martini servi avec l’élégance d’un parfum de luxe et l’esthétique d’un objet de design : petite bouteille métallisée givrée, coupette Svev aux lignes épurées, spray de Sirivs, et service sur plateau miroir. Quelques olives et pickles maison accompagnent le rituel, jusqu’à d’étonnantes olives enrobées de chocolat blanc.

Dans un décor où moulures et styles baroque occupent le devant de la scène, le verre, lui, choisit la sobriété. Une façon de rappeler que le Martini n’a pas besoin d’en rajouter pour sortir du lot.

11, rue Berryer – 75008 Paris

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Écrit par Laurence Marot

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